14.03.2008

Le Soi incommensurable

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 Aucun panorama n'est plus vaste que l'abîme du Regard,

Aucune mélodie ne déborde la plénitude de l'Écoute.

Les objets des sens appartiennent au monde du versatile :

Aucune Révélation n'est plus Vrai, plus absolue que le Soi. 

10.02.2008

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Y'a t'il plus éblouissant que la lumière du Je ?

Y'a t'il plus merveilleux que le miracle du Moi ?

 Ce que l'on nomme "Divin" n'est pas distinct de Soi,

De ce qui constitue le Coeur vivant de l'Ici et Maintenant.

 

Photographie :  Karel Decaestteker

15.12.2007

Brahman

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Tant que perdure la moindre forme d'identification, il est question de s' effacer, de s'unir, de se fondre. Et tant que demeure l'illusion qu'il existe quelqu'un cheminant vers le Soi, ceci n'est pas dépourvu de sens. Mais il est un instant de grâce où l'illusion d'être distinct de l'Unique se dissipe tel un mirage dans le désert. Il apparaît alors que de toute éternité, au delà de toute dualité, il n'existe que Lui.

25.10.2007

Le Regard originel

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Qu'est-ce que porter un nouveau regard sur le monde ? Le Regard originel est l'axe permanent d'un éternel présent, il est comparable à une flamme qui jamais ne vacille. Il est le Miroir immuable sur lequel danse la moirure du monde. De ce fait, jamais ce Regard immaculé ne peut être terni, pas plus que les reflets ne peuvent souiller leur réceptacle. Seule la chape des pensées a le pouvoir de pervertir la perception du monde de l'éphémère. Sous-jacent à l'évanescence des apparences, le Regard originel est d'une pureté inaltérable.

Image transmise par Muttifree 

12.10.2007

L'Instant vivant

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L'instant présent et l'observateur ne font pas deux : Je ne suis pas dans l'instant, Je suis ce par quoi l'instant est. Le présent n'est présent que par la Présence. L'instant présent ne trouve son unique fondement qu'en Soi. L'investigation "Qui suis-je ?" ne dévoile rien de plus que le coeur vivant d'un éternel présent. En somme, il ne s'agit pas tant de vivre l'instant présent que de lui rendre Vie.

01.10.2007

La paix éternelle

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La paix éternelle n'est pas soumise au devenir.

Elle réside au coeur de cet impérissable instant,

sous-jacente au monde versatile des phénomènes.

 De même, la paix éternelle n'est pas un état à acquérir,

elle relève de la nature-même du Soi immuable.

21.08.2007

Je suis Cela

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Découvrir la paix éternelle, la félicité suprême, la source des sources, la plénitude de l'Être, le Royaume des Cieux, le divin revient à se découvrir Soi. Qui suis-Je en amont de ces souvenirs qui semble constituer "mon histoire" ? Qui suis-Je, ici et maintenant, en cet instant ? Cette investigation est la clef qui non seulement me révèle à moi-même, mais ouvre également le portail onirique de la réalité originelle et impensable que tentent de désigner toutes ces notions. Car en un éternel présent, Je suis Cela.

31.07.2007

Depuis toujours...

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Qu'y a t'il donc à atteindre qui ne soit déjà pleinement présent ? Tout fruit du Devenir chemine inexorablement vers son déclin. De même, ce qui est pour toujours est depuis toujours. Depuis toujours, le Royaume sans âge est plus proche qu'il ne le sera jamais, aussi proche que la flamme l'est de la lumière. Réaliser ce que nous sommes de toute éternité en ce qui nous est le plus intime, le plus immédiat. Car l'Eternel réside au sein même de l'Evidence, en cet impérissable Instant.

21.07.2007

Résonance

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Toi qui ne connais encore que le tourment, 

De qui parlent tout ces écrits sur la Paix éternelle ?

De qui parlent tous ces mots qui se font l'écho du Silence ?

Ces mots résonnent en ton coeur car ils ne parlent que de Toi,

De cet Axe duquel tu te détournes, égaré dans les tumultes de l'éphémère.

24.06.2007

Le sommeil profond

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Concernant le sommeil, je peux me souvenir m'être couché au soir et m'être réveillé au matin. Je peux me souvenir éventuellement du glissement dans un état de parfaite quiétude. Je peux dire au petit matin avoir apprécier "une bonne nuit de sommeil", bien qu'au coeur de celui-ci ne soit jamais apparu la pensée : "Quel profond sommeil !". Mais je ne peux affirmer qu'il y' ait entre l'assoupissement et le réveil une rupture, un manque de continuité : Lors du coucher je peux sentir mes sens se taire progressivement, plongeant doucement dans un état de félicité alors que le monde des apparences s'éloigne. Puis lors du réveil, le monde réapparaît graduellement, neuf et éblouissant.

J'ajouterais qu'au moment de m'endormir, je ne ressens aucune altération. Je n'ai ni la sensation d'un manque qui se crée, ni celle que ma réalité soit amputée de quoi que ce soit de fondamental. Je n'ai pas le sentiment que cette nuit si familière dans laquelle je sombre sans crainte soit fragmentaire, bien au contraire : A ce moment précis, rien n'est à accomplir. Je ne suis ni beau ni laid, ni grand ni petit, ni homme ni femme, ni laïque ni religieux, ni pauvre ni riche... Seul se dévoile une parfaite complétude.

Après l'éveil, cette complétude apparaît sous-jacente tant à l'état de sommeil profond qu' à l'état de veille. Ce corps grossier et vieillissant que je peux ressentir à ce moment même, et qui se dissipe lorsque je m'endors, n'est plus ma réalité la plus constitutive. Ce qui m'est le plus intime, c'est cette intemporalité où ce corps fluctuant apparaît et disparaît ; c'est cette absolue vacuité, cette totale disponibilité à l'évanecence du monde.
 
Extrait du forum : Regards sur l'éveil